Marseille : Passion Cinéma !

Exposition Marseille : Passion Cinéma !

La Cinémathèque de Marseille fête cette année ses 40 ans d’existence.

Créée en 1975 par quelques zinzins du cinéma, elle a diffusé près de 2000 films et en conserve beaucoup d’autres.

Extraite de la collection de René Borionne, cette exposition offre au Château de La Buzine quelques moments forts du cinéma international, images et visages des chefs d’œuvre du grand écran.

L’affiche de cinéma c’est l’autoportrait du 7ème Art. Elle fixe en raccourci l’histoire d’un film, son décor, ses acteurs et son réalisateur.  Elle est la « fiche » d’identité de l’œuvre. Elle ajoute un artiste de plus au casting, celui qui l’a conçue, peinte, dessinée, assisté des techniciens qui l’ont reproduite. Elle a employé de grands noms : Mistral, Anouilh, Colette, Valéry…, flirté avec des artistes (Daumier, Toulouse-Lautrec…) Elle situe l’histoire d’un film particulier dans la grande histoire du cinéma. Étant à la fois art et commerce, elle est objet de diffusion massive, et cousine de l’image publicitaire.

Chez elle, l’image prime le texte. « Le coup d’œil remplace la méditation. Elle doit intimer le mouvement de la composition » (P. Valéry).

Elle transmet un point de vue, elle peut motiver ou travestir le sujet, dévoiler ou appauvrir son sens profond. Sans elle pourtant, la diffusion serait lacunaire. Elle figure les affres de l’autodafé fondamentaliste dans le Destin de Y. Chahine ;  le rideau s’ouvre sur une lune blafarde derrière trois couples qui cherchent leur destin versatile dans Les Nuits de la pleine lune (E. Rohmer).

Dans les Nuits fauves (Cyril Collard) le trait pictural n’est pas loin avec ce mixte de rouge, jaune et bleu tandis que dans Providence (A. Resnais), c’est une plume visionnaire qui pare les inquiétudes de l’esprit.

Plusieurs affiches situent la place des personnages dans l’intrigue, comme dans Une journée particulière (E. Scola) où sur un fond blanc nuancé de gris les deux acteurs courent à la recherche d’une histoire improbable ou dans Une histoire simple (C. Sautet) où quatre acteurs abandonnent leur préséance pour détacher Romy Schneider au premier plan.

Hier, Antoine Doisnel, le mal aimé des 400 coups (F.Truffaut), chapardait dans la rue affiches et photos de films. Aujourd’hui le Château vous offre de les voir en toute légalité !

 

Vernissage 

Vendredi 16 octobre 2015, à partir de 18h30


Date(s)

Du Mercredi 30 Septembre au Vendredi 08 Janvier

Le Château de La Buzine remercie tous ses partenaires